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Shabastet

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Danser, telle la phalène sous la lune, le pinceau du calligraphe, ou l'atome dans l'infini 

                                              

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 20:29
Festival de danses indiennes 28 et 29 mars 2015- Paris

Festival Mouvements émouvants –

Les danses indiennes à l’honneur –

28 et 29 mars 2015

Festival de danses indiennes 28 et 29 mars 2015- Paris

Ce week-end se tiendra pour la première fois en France un festival uniquement dédié aux danses classiques de l’Inde.

Organisé par mon professeur d’Odissi pour laquelle j’ai une profonde admiration, il regroupera le temps d’un week-end, différents artistes et professeurs qui donneront des stages et participeront à un spectacle.

Une conférence le samedi à 18 heures, 116 quai de Jemmapes, donnée par Tiziana Leucci, chercheur au CNRS, permettra au public de découvrir ces danses classiques indiennes très peu connues hormis le Baratha Natyam et un peu le Kathak ( découvert en France grâce au magnifique film de Satyajit Ray : le salon de musique).

Festival de danses indiennes 28 et 29 mars 2015- Paris

Cette initiative est hautement louable car 6 des 8 styles classiques indiens seront présentés au cours d’un même week-end en France : tous ont la même base, le Natya Shastra qui est un traité ancien de danse rédigé entre le II avant et le II siècle après notre ère.

Ces danses ont en commun d’être à la frontière de l’art, de la mystique, du théâtre, des yantras, figures géométriques qui sont des « passeurs » entre deux mondes… Elles viennent de tout le continent indien qui a conservé à travers le temps et malgré tous les bouleversements historiques qu’il a traversés, une unité profonde qui se révèle notamment dans ses arts et sa religion.

Les styles proposés au cours du week-end sont : le Baratha-natyam, le Kuchipudi, l’Odissi, le Kathak, le Sattryia, le Manipuri. Les artistes professeurs se sont tous formés de longues années dans leur pays d’origine puis en Inde et ont dédié leur vie à la danse.

Le thème retenu pour ce festival, est celui de l’amour, universel. C’est l’un des neuf « rasas ».

Festival de danses indiennes 28 et 29 mars 2015- Paris

Voici les temps forts de ce festival :

 Conférence – samedi 28 mars à 18h

« Les danses classiques indiennes et leurs évolutions », par Tiziana Leucci (CNRS), le samedi 28 mars de 18h00 à 19h30 à l’Espace Jemmapes, 116 Quai de Jemmapes 75010 Paris. Entrée libre (réservation obligatoire).

‚ Spectacle – samedi 28 mars à 20h

Spectacle de danses classiques indiennes autour du thème du sentiment amoureux, au cours duquel six styles classiques indiens seront représentés, le samedi 28 mars à 20h à l’Espace Jemmapes, 116 Quai de Jemmapes 75010 Paris.

Tarif unique : 24€ en prévente / 28€ sur place.

ƒ Stage de danses – dimanche 29 mars 12h-19h

Les artistes ayant participé au spectacle la veille initieront le public à leur style au cours d’une série d’ateliers, le dimanche 29 mars au studio Micadanses, 15-16 Rue Goeffroy l’Asnier 75004 Paris :

- 12h à 13h – Bharata Natyam avec Kalpana

- 14h à 15h – Kuchipudi avec Madolika

- 15h à 16h – Manipuri avec Angela Sterzer

- 16h à 17h – Pause thé

- 17h à 18h – Kathak avec Kali Chandrasegaram

- 18h à 19h – Odissi avec Mahina Khanum (atelier avec percussionniste)

Tarifs : de 19€ pour un atelier à 82€ pour six ateliers.

Réservations : http://bit.ly/MouvementsEmouvants

Attention : la plupart des stages sont complets ; se renseigner au préalable.

Sur ce blog vous trouverez des articles sur la danse odissi et son histoire

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 13:22
Le Chant de La Terre - Neumeier - Révillon-Bézard-Daniel-Park

Voir la même œuvre dans une seconde distribution – ou même une troisième ou quatrième – apporte des éclairages qui peuvent aller du simple détail à une amplitude extrême.

Ganio/ Pujol/Daniel/ Paquette et Magnenet semblaient exister car créés directement par la musique ; sans elle, ils se seraient évanouis comme un songe ; sans eux, la musique n’aurait pu se faire entendre. Les deux se faisaient écho l’une l’autre, donnant une profonde impression d’unité d’une grande beauté. Le spectateur, directement plongé dans ce monde flou à la charnière du rêve et de la veille, hypnotisé et sans aucun désir de sortir de cet entre deux, se trouvait alors tout entier livré à la sensation délicieuse de flotter dans un monde sans densité, comme hors du temps et de l'espace. Un monde abstrait, ineffable, évanescent.

Parvenir à créer ce monde de l’entre d’eux et y maintenir le spectateur en état d’alerte tenait du grand art. Même la scène près du « pont qui se courbe comme le dos d’un tigre » semblait sortir de la lampe magique de l’enfance de Proust.

Ganio semblait irréel, et tout s’animait autour de lui en ce sens, comme surgi du miroir, peut-être, suspendu là-haut ou de la Lune.

Il en était tout autrement hier soir avec le charmant quatuor Révillon/ Daniel/ Park/ Bezard avec Bertaud à la place de Magnenet. ( soirée du 10 mars 2015)

Plus de rêve, plus de flou, plus de monde entre deux, mais un homme ( Révillon) qui souffre, qui cherche, qui mène une quête et qui se heurte au monde et à sa réalité, aux autres auxquels il ne parvient à se mêler.

Et c’est étonnant de voir Daniel passer de l’état de songe, - soirée du 28 février - à celui de guide ; de voir l’extraordinaire Audric Bézard devenir l’ombre de Révillon, quand Paquette était le double de Ganio, aussi irréel et lunaire que lui.

De voir Sae Eun Park donner à sa danse une délicate poésie toute terrienne ; de voir l’elfique Léonore Baulac devenir un être de chair et de sang ; et de réaliser que l’ivresse de Bertaud est bien au sens propre….

On gagne en humanité, en émotion, ce qu’on perd en poésie ; mais les deux interprétations sont aussi belles l’une que l’autre et elles éclairent magnifiquement le propos du chorégraphe.

Révillon donne de la rondeur, du moelleux, de la profondeur, là où Ganio semblait être tout droit descendu de la lune, comme un être impalpable sans nerf et sans chair

Il communique au spectateur sa souffrance, quand Ganio le plongeait dans l’idée de la quête de l’inaccessible.

Bézard joue les constrastes avec une présence scénique extrêmement charismatique et le dernier pas de deux entre les deux artistes est poignant de douloureuse intensité

Nolwen Daniel est belle comme la lune mais volontaire, incarnée, réelle. Elle guide le jeune homme jusqu’à ce qu’il réalise qui il est véritablement.

Le Chant de La Terre - Neumeier - Révillon-Bézard-Daniel-Park

Voir ces deux distributions ne peut qu’enrichir cette magnifique œuvre de Neumeier, simple, belle, qui jamais n’alourdit la musique de Malher magnifiquement et subtilement interprétée par l’orchestre de l’opéra sous la baguette de Patrick Lange.

Fabien Révillon et Audric Bézard ont donné grâce à Neumeier une dimension à leur danse qu’ils n’avaient encore pu ni l’un ni l’autre autant developper. Voilà encore deux magnifiques artistes.

Sae Eun Park semblait tellement à l’aise elle aussi dans ce répertoire. Inoubliable silhouette bleuté, féérique comme la fée bleue de Pinocchio

Quand à Nolwen Daniel, elle a pour ainsi dire brillé comme un astre devenu femme…

Un magnifique quatuor où les femmes accompagnent, réconfortent, protègent les tourments des hommes, les guident, les éclairent, avec la douceur et la poésie des soirs d’été…

Et tandis que Révillon et Daniel s’élançaient sur scène dans cette dernière course en rond où la question se résout dans l’allégresse, je superposais à leur élan Ganio et Pujol, qui ne trouvent pas de réponse parce qu’ils réalisent que leur reflet s'évanouira avec la dernière vibration d'un son qu'on ne perçoit déjà plus....

Le Chant de La Terre - Neumeier - Révillon-Bézard-Daniel-Park

Les magnifiques photos sont d'Anne Ray

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 18:36
Gilbert et Ganio en répétition
Gilbert et Ganio en répétition

J'ai été tellement envoûtée par le Chant de la Terre de John Neumeier que j'y retourne mardi 10 mars; je ne verrai pas du tout la même distribution( Ganio/ Paquette/ Daniel/ Chaillet voir l'article du 28 février ) mais la troisième distribution, avec Revillon ( qui me laisse un merveilleux souvenir dans le rôle de Lenski) Daniel, Sae Eun Park. La seconde distribution est dansée par Gilbert, Magnenet, Sae Eun Park.

Ce qui m'a envoûtée, c'est cet état d'intériorité et de méditation plaintive mais au fond pleine d'un espoir secret qui fusionne de façon magique danse et musique

Il faut sans doute être dans un état d'esprit un peu particulier pour recevoir cette œuvre, mais si on s'ouvre à elle, on entre dans un monde intérieur cotonneux, onirique, étrange, où l'on ne sait plus si on regarde la musique ou si l'on écoute la danse...

Je serai placée à peu près de la même façon que le 28 février, en loge 4; je n'aurais donc à nouveau pas une vision du dispositif scénique, je ne verrai pas les figures se mêler au clair de lune, ni les jeunes gens se délasser sur le talus ( ils disparaissent complètement à ce moment là pour qui est de côté)

Le dernier par de deux n'aura sans doute pas la merveilleuse poésie qu'ont su leur donner Paquette et Ganio mais au fond, je n'ai pas d'attente particulière....

Juste me replonger une fois encore dans ce 6ème lieder, infini, lointain et profond sur lesquels les danseurs chuchotent des adieux avant de comprendre que l'éphémère et l'éternel se côtoient l'un dans l'autre.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 13:18
Le Chant de La Terre - Neumeier - ONP- 2015



Il faut d'abord parler de la qualité d'interprétation musicale de l’œuvre; cela faisait longtemps que je n'avais pas entendu de la musique aussi bien jouée à Garnier pour accompagner de la danse; cordes, bois, cuivres, harpes, d'où j'étais, chaque timbre me parvenait dans sa clarté et la musique dans son ensemble. Les voix des deux solistes étaient plutôt belles, surtout celle du baryton dont j'ai aussi apprécié la musicalité ( chef d’orchestre : Patrick lange, Paul Armin Edelmann : baryton)

Mais il est injuste de dire que la musique accompagne la danse; l'une et l'autre se fondent ensemble ainsi que les mots des poèmes chantés.


L'œuvre commence dans le silence ; un homme dans la pénombre – double de Malher ou de Neumeier, ou du Poète, au fond cela n’a pas vraiment d’importance - est rejoint ensuite par une jeune femme ( Laetitia Pujol) qui est comme une pensée qu’il ne veut ou ne peut entendre. Au loin, résonne ensuite au piano le 6ème chant - c’est Malher lui même qui en a fait la réduction- comme l'écho d'un souvenir; Ganio et Pujol émettent des vibrations aussi douces que fragiles et déjà, l'on s'enfonce doucement dans une intériorité d'où parvient l'écho du monde.

Il y avait un tel silence dans la salle, quelque chose de tellement mystérieux qu'on entre à pas feutrés dans cette œuvre qui est comme une confidence. On dirait que Neumeier a voulu dire de la façon la plus concise possible ce qu’il ressentait en écoutant ce Chant de la Terre et nous le confier, sans fioriture. C'est presque un chant du cygne.

Et il y parvient.
Ganio, magnifique de sensibilité, de pureté et d'émotion contenue, évoque comme souvent chez Neumeier le "témoin », comme celui de La Petite Sirène par exemple : l’homme en chapeau voit, comprend, partage, mais ne peut pas changer le cours du destin.

ici, le témoin sent, goûte, pense, souffre, espère, dit adieux, et comprend que si l’homme est mortel, le monde lui, brillera toujours et la nature refleurira sans cesse, à chaque printemps.

Mais ce témoin silencieux devient aussi parfois l'acteur.

Autour de lui, une pléiade de danseurs merveilleux :
A commencer ( honneur aux garçons pour une fois) par Karl Paquette flamboyant en groupe, et double lunaire dans les pas de Deux avec Ganio ( d'une grande beauté et si bien accordés à la musique)

Vincent Chailley stupéfiant de vivacité, de précision, d' humour, d'espièglerie incarne l’homme Ivre, mais son ivresse est contagieuse. Il rappelle l'Amour de Sylvia; il en a un peu la même candeur, la même joie " enfantine" qui emporte avec lui dans son élan.


Quand à Florian Magnenet, Neumeier lui va comme un gant; il le comprend, il le magnifie avec une beauté des lignes, une grâce, une musicalité confondante. Sa silhouette prend à la fois une rondeur enfantine mais pour mieux mettre ensuite en lumière des lignes étirées et pures. Il est comme les bois de l'orchestre qui oscillent entre mélancolie et enthousiasme, tristesse et joie, nuit et lumière. Une pose, un poignet qui se casse, un pied qui devient flexe, et c’est tout le monde de la jeunesse, "près du pavillon de jade dont le pont se courbe comme le dos d’un tigre", qui surgit : un paysage chinois jaillit, avec ses jeunes filles mélancoliques, et ses jeunes gens insouciants qui passent sans s'attarder.



Laetitia Pujol pleine de compassion et Nolwenn Daniel à la beauté statuaire mais qui comme une madonne de pierre sait se montrer compatissante, entoure le poète-musicien-on-ne-sait-qui. Laura Hecquet passe, avec sa beauté froide et surnaturelle comme une lune d'automne, la délicate Léonore Baulac au visage elfique illumine la scène, la gracieuse Juliette Hilaire et la touchante Charlotte Ranson ajoute délicatesse et poésie...


De grandes plages méditatives contrastent avec des ensemble plus enjoués et quelque chose plane au dessus de tout cela, plus grand que la vie humaine.


Le Chant de la Terre de John Neumeier est une de ces œuvres dont la sensibilité sur le fil vous ramène à l'intérieur de vous mais les yeux fixés sur la scène et les oreilles grandes ouvertes, accueillant totalement ce moment poétique qui passe, l'air de rien.

On accueille la magie de l’instant, dépassé par un mystère qui nous échappe et que pourtant, la mélodie sinueuse de la flûte se taisant pour laisser chanter le baryton nous a en partie dévoilé… et on espère y retourner pour soulever un peu plus ce voile de mystère.

Distribution

Distribution du 28 février

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 15:41

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 15:38

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 15:02

Sans m'avertir, overblog a migré mon blog vers une autre plateforme , du coup exit les catégories, les pages, et tout le travail que je faisais depuis 10 ans, je suis furieuse et cherche une autre solution pour continuer à écrire mes articles, je ne sais pas encore quoi, mais je trouverai mieux que cette plateforme qui a détruit mes dix années de patient travail!

la mise en page ne ressemble plus à rien à présent, plus aucun lien n'apparait bref, c'est juste misérable!

En plus, je paie pour héberger mon blog d'où ma fureur!

Et croyez vous qu'Overblog s'excuse? Pas du tout, pas un mail, pas un mot!

Ne vous inscrivez pas chez eux, ils ne sont pas dignes de confiance!

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 15:00
Valerie Beck added 23 new photos to the album:...

Valerie Beck added 23 new photos to the album: J'aime l'hiver.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 09:27

En espérant que ce beau film sur une belle artiste sortira en DVD!

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 09:18

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