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Shabastet

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Danser, telle la phalène sous la lune, le pinceau du calligraphe, ou l'atome dans l'infini 

                                              

marie-taglioni-in-zephire.jpg

25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 15:20
voici tel quel le compte rendu sur cette soirée donnée en 2004, écrit sur le site critical dance, danser en français; je le livre tel quel


représentation du 23 avril

Noces Nijinska
Je découvre pour la première fois ce ballet qui m'a énormément plu : j'ai beaucoup aimé la façon magistrale qu'a Nijinska pour sculpter l'espace; c'est vraiment une avant gardiste. Noces est l'une de mes partitions préférées et j'ai vraiment été fascinée d'un bout à l'autre par toutes ces figures qui se dessinent sur le sol; j'avais l'impression d'assister à une sorte de contrepoint dansé; c'est surtout le quatrième tableau qui est le plus réussi : lorsque toute la Noce est réunie, et que les principaux intéressés, assis à l'arrière scène, comme dans une niche, assistent, immobiles, à ce qui se passe  réellement sur scène.
Le style de Nijinska m'a rappelé par certains aspects celui de Martha Graham ( celui de steps in the street par exemple: pas de virtuosité, pas, de mouvements "décoratifs", une grammaire chorégraphique très stylisée,des costumes qui effacent l'individu au profit d'une vision de "groupe" ou chaque identité non définie compose quelque chose de vivant; mais en revanche, pas de solistes non plus et rien non plus sur le plan émotionnel comme sait le faire Graham.)
La langue est bien le français et j'ai compris dont viennent les doutes : les mêmes syllabes sont souvent répétées, ou en tous cas les mots s'assemblent pour leurs affinités sonores au détriment du sens. Musicalement, c'était très très bien chanté et joué dans l'ensemble, les quatre pianos et les percussionnistes jubilaient!
Bref, j'ai vraiment été ravie de voir ce ballet, mais un petit bémol : très déçue du rôle très réduit des deux protagonistes,car je n'ai pas vu Karin Averty depuis longtemps, et dans ce ballet, hélas, elle n'a pas vraiment la possibilité de déployer tout son talent!

Suivait donc Sacre de Paul Taylor : j'ai peu accroché à l'univers de cette relecture du Sacre, et j'ai été très gênée par la réduction pour piano à quatre mains: car la partition en "pâlit " beaucoup! :D
Cependant, quelques scènes m'ont vraiment plu : mention spéciale pour Ghislaine Reichert en maîtresse, qui a une présence électrique sur scène, beaucoup de charisme et une vivacité extraordinaire; pour Severine Westermann en souffre douleur, qui, elle aussi a beaucoup de charisme!
Pour ceux qui ne connaissent pas du tout l'intrigue, ( ce qui était mon cas avant de lire le programme) il s'agit d'une répétion de danse court circuitée par tous un tas d'évènement inattendus : kidnapping, poursuite, mauvais garçons et policiers... un humour décalé, un peu à la B. Keaton!
Les scènes entrent l'escroc et le souffre douleur ainsi que les solos de la maîtresse sont celles qui m'ont paru les plus réussies

En ce qui concerne Septième lune , rien de bien formidable : une histoire simple, inspirée d'un Nô mais qui aurait pu être inspirée par tout autre chose; une femme abandonnée par celui qu'elle aime s'enferme dans la solitude; une chorégraphie banale, où s'enchaînent solo, pas de deux, groupes, le tout en noir et blanc sur une scène blanche avec quelques élèments noirs : cercle d'une horloge peinte sur la scène, même cercle qui se déploie au dessus de la scène
Mais rien à voir avec la magie des chorégraphies de Kylian : Stéphanie Romberg était étincelante dans Stepping Stone, là Bombana ne lui donne pas l'occasion d'exprimer tout son potentiel artistique; même chose pour Agnes Letestu et José Martinez qui paraissent ternes parce que la chorégraphie l'est; les passages qui m'ont le plus plu sont les passages de groupe ( huit garçons, huit filles) mais on ne retrouve rien de l'intensité qu'on peut retrouver chez un Béjart ou un Kyllian, ou même un E Lock, lorsqu'ils utilisent le langage classique;
Bref, j'ai passé une bonne soirée malgré tout, car j'ai pu voir et découvrir des danseurs que je ne connaissais pas, et Noces, à lui seul, m'a enchantée.
Mais il manquait un quatrième ballet, avec plus d'éclats, ou de feu, pour que la soirée soit équilibrée et ne laissent pas cette drôle d'impression d'inachevée...


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Published by Nâga.... - dans opéra de paris
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