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Shabastet

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Noureev

 

Danser, telle la phalène sous la lune, le pinceau du calligraphe, ou l'atome dans l'infini 

                                              

marie-taglioni-in-zephire.jpg

27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 20:20
quelques annotations sur cette soirée écrites sur le forum critical dance, danser en français


soirée du 17 déc et que j'ai trouvé la soirée magnifique
O Zlozony était une pure merveille
j'avais vu le passeport, et là, dès le lever de rideau, le fond de la scène saupoudrée d'étoiles argentées sur fond noir sur laquelle se découpent trois silhouettes poétiques, m'a tout de suite happée
Cette oeuvre m'a considérablement émue, tant par la musique de Laurie Anderson que par les interprètes, incroyables de force, de poésie, de musicalité, de fluidité, chacun avec son style bien à lui, mais surtout, tous les trois en osmose
et tout à coup, j'ai su pourquoi j'aimais l'art : parce que j'y suis entraînée dans des contrées que je n'imaginais pas, parce que je voyage au delà de moi même, parce que je vais à la rencontre des autres, de leur monde... :)
Un grand bravo à N Leriche, M Legris, A Dupont ( qu'elle avait l'air à la fois immatérielle et terrestre!)
Et surtout un grand merci à eux trois pour m'avoir emporté aussi loin hier soir :p

 j'ai adoré Manuel Legris dans ce registre!Il bougeait comme un serpent; c'était très fluide, intensément poétique, sans que pour autant cela manque de force ou de puissance bien au contraire. Ce qui m'a surtout émue hier, c'est le niveau artistique de l'ensemble : les trois se sont données complètement
 
A noter que pendant un "passeport", la chorégraphe a expliqué son travail. T Brown s'appuie sur l'alphabet qu'elle a élaboré, mais pas uniquement;  elle en a construit plusieurs, et se sert aussi   des répétitions rythmiques et un tas d'autres choses; elle s'est laissé guidé par la technique classique en la moulant à son style, et c'est très beau!
c'est un peu comme un compositeur qui par exemple prend une série de sons pour construire son oeuvre ( période de Berg, Schoenberg)
leur oeuvre ne se limite par à cette série de sons, mais tout s'oriente à partir d'elle (c'est un travail très très complexe mais qui ne s'entend pas!)
j'avais  vu le passeport, où les danseurs nous montraient l'alphabet et  j'ai vu le résultat, et en fait on ne voit pas la structure de son travail, même si à plusieurs reprises on reconnait des lettres comme on reconnait la série du concerto pour violon de Berg, lorsqu'il la fait entendre en entier à certains moment clés de son concerto
T Brown a beaucoup de sensibilité, donc, ça n'est pas une recette mécanique
elle avait d'ailleurs dit au passeport en montrant l'alphabet, "cela, nous sommes d'accord, ce n'est pas de la chorégraphie"!
 

Dans la suite de Bach d Lancelot ( jouée ave beaucoup de fausses notes, ceux qui entendront Roland Pidoux auront plus de chance!) Kader Belarbi est toujours juste; il a une présence incroyablement humble, mais tout en occupant la grande scène de Garnier; il nous emporte avec lui dans cet univers sobre...
c'est formidable lorsqu'un artiste, par sa présence, la justesse de sa danse, donne autant sur scène, sans jamais ennuyer le spectateur, bien au contraire, en l'entrainant dans une sorte de voyage inattendu.

Pour Glacial decoy, j'ai vraiment adoré le silence du ballet; il n'y avait que quelques toux, les spectateurs étaient très concentrés :)  Les danseurs avaient l'air de s'amuser et de se jouer de toutes ces difficultés comme s'il n'y en avait pas!
tous étaient excellents
Ce qui est formidable, c'est que le mouvement existe aussi hors scène, on le devine, il va plus loin que l'espace scénique que le spectateur a sous les yeux; cela crée une dimension particulière pour l'oeuvre
Je salue particulièrement ( même si tous les autres étaient formidables) Wielfried Romoli, qui s'est totalement donné sur scène hier; un artiste à part entière
et puis Delphine Moussin, rayonnante, D. Gilbert, C Talon...Belingart, Romberg... enfin tous! :)

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Published by Nâga.... - dans opéra de paris
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