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Shabastet

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Noureev

 

Danser, telle la phalène sous la lune, le pinceau du calligraphe, ou l'atome dans l'infini 

                                              

marie-taglioni-in-zephire.jpg

15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 09:53

 

Cet article fait suite au premier article qui présente le film et les réflexions qu'il m'a inspiré à lire en cliquant sur :

Devdas, au delà du navet

 

 

 

Les danses :

danse-de-la-lampe.JPG

 

Ce Devdas, œuvre excessive mais inventive offre des chorégraphies qui empruntent à plusieurs styles de danse ; certaines sont des danses de temple de par leur origine, commel’Odissi ou le baratha Natyam, d’autres des danses aux influences mélangées, comme le Kathak qui, sous l’influence musulmane, quitta le domaine du temple pour devenir une danse de divertissement. Peu à peu, le tribangha va s’effacer au profit d’une ligne droite des jambes et du buste, et les tours sur l’axe en répétition vont être une de ses caractéristiques, ainsi que des frappes de pied en dialogue avec les percussions et une virtuosité développée à partir de là. Les trois styles ont une gestuelle codifiée pour raconter, narrer, décrire, exprimer.

A ces styles purement indiens bien définis s’ajoutent des emprunts aux danses indiennes populaires, comme le Bangrha où l’on saute beaucoup ou encore aux styles occidentaux, utilisés et exploitées dans les comédies musicales.

 

premiere-danse-de-Chandramuki.JPGBollywood porte donc bien son nom, car Hollywood a influencé tout un cinéma musical dans les années 50,  y compris un cinéma musical arabe, qui est parfois rappelé dans certaines scènes du film, comme le Dola, Dola, final. C’est tardivement que l’Inde a fini par se mettre à l’heure hollywoodienne à la fin du 20ème siècle.

 

 

La plupart des chorégraphies mettent avant toute chose la soliste en valeur en utilisant un  « chœur » de 16 danseuses, voir de 32 comme la splendide chorégraphie finale  «  Dola, dola ».  On ne voit quasiment jamais d’hommes danser, sauf  «  au fond » dans cette même chorégraphie. Chaque personnage a sa «  marque » : pour Parvati, le style s’inspire de l’odissi ou du baratha natyam que l’actrice a pratiqué ;  pour Chandramuki, le  kathak s’imposait, car la belle divertit par sa danse, les hommes qui viennent s’amuser chez elle. 

 

Au total cinq chorégraphies d’environ 5 minutes chacune

1)      la danse de la lampe

2)      Radha et Krishna près de la rivière Yamuna

3)      Chandramuki

4)      La danse du pari de Chandramuki

5)      Dola, dola, finale avec Parvâti et Chandramuki

 

 Dès le  chapitre 2 du film, intervient la «  danse de la lampe », qui symbolise le désir toujoursdevdas2-copie-1.jpg entretenu de Parvâti pour Devdas.

Il y a ici un petit air de famille avec le «  I feel pretty » de West side story, lorsque le chœur chante «  regardez cette folle… » Les danseuses utilisent des éléments issus de l’Odissi : le tribangha, ici symbole du désir amoureux, car l’accent est mis sur le déhanché et la courbe douce du corps, et une gestuelle qu’on y rencontre aussi parfois (évocation du printemps, coordination de mouvements de poignets, de tête, et d’yeux)

Pour le reste, les déplacements sont dans la veine des musicals américains, avec ces lignes qui se font et se défont, les rondes, les spirales, etc. La danse très mouvante exprime tout l’affolement de la jeune femme à l’annonce du retour de son amoureux, et le désir puissant qui l’anime. Plus de trente plans nous permettent de la suivre de pièce en pièce dans sa maison, dans son jardin, sur les marches de sa demeure à l’exotisme «  hollywoodien ».

 

 

Pour la deuxième scène dansée, (minute 44)  la mère de Parvâti, invitée chez Devdas, raconte l’histoire de Radha et Krishna. Pendant que la mère utilise les mudras typiques pour narrer cette histoire,  le duo de Parvâti/ Radha et Devdas/Krishna s’intercale pendant son récit; scène ambiguë, par son message, où au bord d’un ruisseau, Krishna surprend Radha et lui saute dessus, sans que cela soit directement montré.  L’épine fichée dans le pied que Krishna retire, le sang qui coule, les colliers et bracelets arrachés et non pas retirés délicatement,  sont assez éloquents et au final, créée un sentiment bizarre.

 

Scène à rapprocher de celle où Devdas blesse Parvâti au front, répandant le sang sur son front, ce que le mari fait avec de l’alta, le jour du mariage, signifiant que l’hymen sera rompu lors de la nuit de noces.  Symboliquement  cela  se traduit ensuite par le bindu rouge peint sur le front  à la place du cakra Ajna ; il est d’ailleurs significatif de noter que Parvâti porte ce bindu, alors que le mariage n’est pas consommé ; elle le porte car Devdas symboliquement l’a épousée – par un viol, vu la brutalité du geste.

 

 

chandramuki.JPGLa troisième chorégraphie, l’une des plus brillantes du film, (minute 67) met en scène Chandramuki, la courtisane, lors de sa première rencontre avec Devdas. Pour «  symboliser » ce personnage, beaucoup d’éléments empruntés au Kathak  ont été réglés par  Birju Maharaj qui est l’un des grands maîtres de cet art. On touche ici véritablement au sublime car toute la scène est construite savamment et brillamment. Du grand art. Comme autrefois dans les musicals américains.

 

 

 La première partie de la chanson chantée par Chuni, le compagnon de débauche de Devdas, présente Chandramuki qui marche avec séduction. Son visage très expressif nuance mille émotions différentes. Le jeu de sourcil que toute bonne danseuse doit maîtriser est utilisé ici avec humour.

Dans la seconde partie, Chandramuki prend la parole ; on retrouve Krishna et Radha, encore taquinée par le Dieu ; le voile glisse, glisse, glisse et Radha proteste. Le tout expliqué avec une gestuelle de main et des expressions typiques des danses classiques indiennes.

Une partie du mime se passe au sol, comme parfois dans les danses classiques indiennes, où tout est raconté avec des «  mudras », des expressions de visage particulièrement, et quelques gestes stylisés.

Pour la troisième partie, purement instrumentale, les danseuses tournent à l’infini, et  les jupes filmées de haut sur des motifs au sol géométrique se déploient en corole.  On a ici un rappel des danses des Derviches qui ont influencé d’une certaine manière le kathak ; à noter que les belles tournent sur un sol aux figures géométriques, comme dans l’art musulman.

Puis le récit de Radha  reprend «  sur le pot de lait, et le cœur qui bat en entendant les pas de Krishna » ce dernier abuse de la pauvre Radha qui  le supplie de ne pas la forcer, - décidement ! - et qui n’a personne à qui se plaindre pendant cette nuit.

La chanson se termine par une coda rythmique où la virtuosité des frappes et des mouvements de bras  explose en un finale éblouissant,  un peu à la façon d’un final de récital de kathak.

 

le-pari.png

 

La quatrième chorégraphie  ( A qui sont ces pas ?) égalemment chorégraphiée par Birju Maharaj  ( voir la photo où le maître fait répéter Madhuri)  intervient lorsque Chandramuki attend que Devdas revienne lui rendre visite ;  un des hommes présents à sa fête lui dit qu’il ne viendra pas ; ils font alors un pari que Chandramuki remporte ;  elle est si heureuse du retour de Devdas qu’elle se met à danser et à chanterBirju-et-Madhuri-2.JPG

 

«  Qui m’a peinte en vert émeraude » demande-t-elle

Le vert est la couleur du printemps et ce thème est souvent illustré dans les danses indiennes.

Une partie de la chorégraphie a lieu au sol, entourée par le chœur des 16 danseuses

Le Kathak insuffle à cette nouvelle chorégraphie une vitalité, une effervescence qui exprime à elle seule la passion de Chandramuki pour Devdas.  Tours virtuoses, sauts, frappes de pieds, gestuelles des bras rapides et précis

Comme précédemment, les passages purement instrumentaux alternent avec les récits chantés. Chandramuki a beaucoup prié pour revoir celui

qu’elle aime.Sa joie a le revoir explose littéralement dans cette chorégraphie somptueuse, énergique, pleine de vitalité. A noter que le choeur est composé de danseuses de kathak issu d'une des grandes écoles du Nord du l'Inde.

 

 

 

chandramuki-groupe-sol-copie-1.JPG

 

  Voici les principaux chorégraphes du film Devdas :

 

Birju Maharaj : Maître de Kathak ( a chorégraphié les danses de Chandramuki la courtisane)

Sarjo khan : chorégraphe feminin de film bollywood

Vaibhavi merchant : chorégraphe féminin de film bollywood

Malu 

 

  

 

A venir : Dola, dola : troisième volet du film Devdas! pour un prochain ( et dernier ? article!)

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 10:13

Devdas

 

 

 

2rr0uap.jpg

 

 

 

Pour la première fois de ma vie, je suis face à une énigme. Elle se nomme Devdas ! Lorsque mon professeur d’Odissi m’a conseillée de voir les chorégraphies du film afin d’observer les attitudes et expressions des danseuses, tout à fait dans la lignée des Gopi amoureuses, j’ai d’abord été sur Youtube, mais ai finalement décidé de m’offrir le double DVD, le second proposant des bonus qui m’intéressaient : interview du réalisateur, de Maria Kiran, et même un double commentaire sur l’une des chorégraphies par Kader Belarbi et Maria Kiran.

 

À peine le début du film commença-t-il que je me suis mise à pouffer ! Quoi ? Devdas sélectionné pour Cannes, un vulgaire Feux de l’amour version indienne ?

Je n’en croyais pas mes yeux : personnages grotesques, mise en scène ridicule, émotions excessives – pendant tout le film, il y a toujours un personnage qui pleure – et puis surtout, le propos machiste du film m’a été insupportable. En outre, la version française est ignoble, mal doublée, et les voix ne vont pas avec les personnages. En version originale, c’est plus acceptable.

 

 

L'histoire

 

 

Parvâti, l’amoureuse de Devdas, qui l’a attendu patiemment dix ans, entretenant symboliquement la lampe à huile sans jamais l’avoir laissée s’éteindre une seule fois, ne reçoit de son amoureux que des blessures morales ou physiques.  Le sommet de sa violence se manifeste dans la scène où il la blesse cruellement au front avec un collier, lui disant que la cicatrice qui la défigurera pour toujours sera la marque de son amour. Croyez-vous que la belle se rebelle ? Non, heureuse de  porter cette cicatrice, elle le remercie de lui avoir fait cette marque !

J’en suis restée sans voix !

La suite n’est guère mieux ! Devdas, qui n’a pas voulu épouser Parvati, car de caste inférieure à la sienne — finit par arriver  de son plein gré chez la belle courtisane Chandramuki et là, à nouveau insultes et mépris alors que la belle le console, le soigne, et dit gentiment qu’elle est habituée à être humiliée.

Le personnage est-il sympathique ? Que nenni : il s’apitoie sur son sort, il geint, se plaint, se noie dans l’alcool, pendant que les deux femmes s’évertuent à trouver des solutions pour le rendre heureux !

Les hommes sont tous monstrueux dans le film : entre le mari de Parvati qui finit par la séquestrer, son beau-frère qui a des vues sur elle, s’encanaille dans les bordels alors qu’il a chez lui une toute jeune et ravissante épousée et finit par l’humilier publiquement, et le père de Devdas qui ne sait que crier et battre ! Quelle société !devdas2.jpg

J’ai passé à la télécommande rapide la dernière demi-heure, car Devdas n’en finissait pas de mourir. La mise en scène atteint le sommet du grandiloquent et du grotesque : ralenti, effet de couleurs tapageur, flots de larmes….

 

La place des femmes dans ce film?

 


À la fin du film, je me suis sérieusement posé des questions sur la place de la femme dans ce genre de cinéma et surtout je me suis demandé comment les femmes reçoivent ce genre de film en Inde.

Le réalisateur prétend qu’il offre un cinéma populaire qu’on va voir en famille. Mais alors, quelles images les femmes ont-elles d’elles-mêmes ? Soumission, amour désintéressé, coups, blessures morales et physiques... Le tout enrobé dans des décors kitschissimes et des costumes somptueux pour faire passer le tout ? 

 

Intriguée, j’ai fini par acheter le roman, espérant trouver des réponses dans la lecture. Ce fut pire encore, car dès l’enfance, on voit Parvâti brutalisée par Devdas (elle rentre un jour chez elle le dos en sang). Elle y est décrite comme orgueilleuse, alors qu’elle souhaite simplement être respectée. Ce qui m’a littéralement interloquée est le mot de la fin de l’auteur qui écrit :

« Je n'ai aucune idée de ce que Parvâti est devenue maintenant à la suite de tant d'années.

Je ne cherche pas à le savoir non plus. Mais c'est pour Devdas que j'éprouve un profond chagrin. Après avoir lu l'histoire tragique de sa vie, vous éprouverez sans doute le même sentiment que moi. Néanmoins, si jamais vous rencontrez un malheureux, un débauché et un pêcheur comme Devdas, alors priez pour son âme. Priez pour que, quoi qu'il advienne, personne ne meure de la même façon pitoyable que Devdas. La mort n'épargne personne. Mais qu'à cette dernière heure, le front du mort reçoive le toucher de doigts affectueux, que la flamme de sa vie s'éteigne sous le regard d'un visage empli d'affection et de compassion, qu'il voie au moins une larme dans les yeux d'un être humain. Ce serait pour lui un bonheur suffisant au moment de son départ pour l'autre monde. "

 

La question est : "Est-ce une déclaration de l’auteur ou du narrateur ? Par un biais subtil, si subtil que je ne le perçois pas, l’auteur dénonce-t-il au final la condition de la femme en Inde ? Veut-il montrer à quel point l’homme est gâté, et la femme soumise ? " Je n’en sais rien ! Le récit, plein d’ambigüités, décrit l’amour-obsession que Devdas et Parvâti éprouvent l’un pour l’autre, dans un jeu de dominant-dominée.  Mais est-ce de l’amour ? Plus tard, Chandramuki la courtisane vouera une passion tout aussi brûlante à Devdas, tentant de le soigner, de le guérir, se transformant à la fois en infirmière, sœur, confidente…

 

Alors, me direz-vous, pourquoi avez-vous regardé jusqu’au bout ?

 

chandra.jpg

 

Parce que j’ai été fascinée par l’actrice Madhuri Dixit ! Un vrai coup de foudre ! C’est une danseuse exceptionnelle et elle donne au film une indéniable profondeur. Son personnage a un charisme étonnant ; on devine que cette femme n’a pas eu le choix ; que malgré tout, elle est digne ; qu’elle sait en imposer aux hommes ; qu’elle est bonne, charitable, dévouée ; qu’elle a décidé une fois pour toutes d’être heureuse, ou tout au moins de le paraître.

 

Et c’est là qu’il me faut vous parler de la danse dans ce film, une vraie réussite !

Une fois habituée au style musical ‘populaire’ et aux voix aigües des filles, j’ai pu réellement apprécier la beauté des chorégraphies et leur inventivité.  Contrairement aux autres films bollywood, ce ne sont pas des " clips" sortis tout droit de MTV; non, il y a eu un vrai travail chorégraphique fait par des danseurs et chorégraphes rompus aux danses indiennes classiques.

 

devdas3.jpgPour ces deux raisons - l’extraordinaire Madhuri qui insuffle un peu de son âme aux deux poupées de cire que sont Devdas et Chandramuki et les chorégraphies – Devdas a commencé à me hanter. Revu une seconde fois quasiment en entier, puis encore plusieurs fois juste pour les passages dansés,  le film m'est resté indigeste  mais j'ai pu apprécier la magie et la pertinence des danses : elles emmènent le récit vers la mythologie, avec Krishna grand séducteur de gopis  (ce sont les gardiennes de troupeaux avec lesquelles le Dieu batifole tant et plus -, qui trompe sans cesse sa chère Radha, qui se comporte comme un adolescent attardé…

Il parait que c’est ce que souhaitaient les chorégraphes : transposer Devdas/Parvâti/  Chandramuki en Krishna, Radha et Madurai…

Pour ce faire, ils ont largement emprunté à l’Odissi, au Kathak, aux  danses populaires indiennes, le tout mélangé à des influences occidentales…

Vu sous cet angle, le film ne serait alors qu’un prétexte à mettre en danse de façon populaire, colorée, festive, luxueuses, la mythologie bien connue des Indiens ?

 

Cet argument ne tient qu’à moitié car d’une part, le film est réalisé d’après l’œuvre de Chatterjee, au message trouble, deuxièmement, la durée totale des danses représentent environ 35 minutes pour trois heures de film.

 

Il est temps à présent d’entrer dans chacune des chorégraphies  et de les relier aux danses classiques indiennes.

 

L’analyse de tout ceci pour un second article !

 

Prochain article : le détail des danses dans Devdas

 

La danse de la lampe

Radha et Krishna près de la rivière Yamuna

Chandramuki

Le pari

Parvâti et Chandramuki fêtent Durga


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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 21:35

ganio.jpg

Comme un rêve

 

 

Quel bonheur de revoir Dominique Khalfouni danser !

J’avais envie d’acheter ce DVD de Marlène Ionesco depuis quelque temps déjà. C’est après avoir vu Mathieu Ganio danser Onéguine que je me suis finalement décidé à l’acquérir.

 

Ce film très intimiste et très touchant fait le portrait de Dominique par petites touches ; il  dévoile une immense artiste et une femme toute simple, douce. Sous une fragilité apparente se cache une très forte personnalité à la volonté d’acier…

On le découvre lorsque l’on apprend qu’à 16 ans – tout juste engagée dans le corps de ballet -  une rupture des ligaments de la rotule lui interdira de danser.  Le verdict des médecins est sans espoir et tombe comme un couperet : elle ne retrouvera qu’une flexibilité du genou partielle.  Pour elle qui danse depuis l’âge de quatre ans, faire autre chose n’est pas envisageable, elle le sait, elle y a réfléchi et c’est impossible.  Elle décide donc, après plusieurs mois de genou dans le plâtre, de se rééduquer toute seule ; quel courage ! Seulement voilà, comment se rééduquer seule lorsque l’on n’a même pas vingt ans et une blessure terrible ?

Une bonne fée croise son chemin en la personne de Lilian Arlen. Cette femme, qui a elle-même subi de nombreuses blessures pendant sa carrière, a beaucoup réfléchi et  a construit sa pédagogie pour que les danseurs puissent travailler avec d’autres méthodes que celles enseignées à l’opéra afin de mieux connaître leur corps.  Dominique lui voue un grand amour, car sans elle, dit-elle, elle n’aurait pas pu continuer la danse. « Et puis cette femme avait une flamme… »

 

Elle évoque aussi Yvette Chauviré, qui avait ouvert à l’opéra de Paris un cours de style « facultatif » ;  elle a adoré travailler avec elle ; on la voit répéter la Mort du Cygne. Mais c’est Grigorovitch, invité à l’opéra de Paris en 1976 pour y monter son Ivan le Terrible qui va la propulser étoile. Khalfouni est encore sujet à cette époque ; elle vient de faire du corps de ballet pour le Lac des cygnes ; elle dit qu’elle a eu du mal à quitter les classes de quadrilles et de coryphées. Hors Grigorovitch lui offre le rôle d’Anastasia. Elle s’y révèle tellement bouleversante et artiste accomplie qu’elle est nommée étoile sur ce rôle. « C’était comme un rêve, dit-elle, j’ai appelé ma mère pour être sûre que tout était bien réel, mais je n’y croyais pas »

Les images d’archives de ce ballet montrent tout le lyrisme et la magnificence de la ligne de cette danseuse, qui a dû être inoubliable dans ce rôle au côté d'Atanasoff.

Ensuite, elle commence à danser les rôles du répertoire ; on la voit dans un extrait du Spectre de la Rose   aux côtés de Noureev.

Et puis il y a deux rencontres capitales :

 

L’une avec Vassiliev qu’elle croise au Bolchoï lorsqu’elle part toute seule en Russie pour y découvrir une autre façon d’aborder la danse classique. «  C’était très dur, dit-elle, car je ne connaissais personne et personne ne me disait bonjour quand j’arrivais au théâtre. Mais la Russie m’attirait et je sentais que j’avais là-bas quelque chose à trouver » Au Bolchoi, elle voit danser Vassiliev, Maximova, Plissetskaia et tant d’autres, et elle comprend que dans ce lyrisme russe, dans cette expression théâtrale portée à son point culminant, il y a ce qu’elle cherche. La Russie la marque profondément.

Vassiliev, longuement interviewé dans ce film, dit adorer Khalfouni. « Il y a en elle cette souffrance propre aux Russes qui s’exprime dans leur art. On le voit dans ses yeux. Ses yeux magnifiques qui montrent toute la beauté de son âme »  Et c’est tellement vrai ! Son regard profond, sincère, est toujours aussi beau aujourd’hui. Plus tard, lorsque Vassiliev   organisera une tournée en Italie, sa femme Katia étant blessée, il demandera à Dominique à danser à sa place, car «  je ne voyais pas qui d’autre à part elle pouvait danser comme ma femme Katia »  Quelle admiration de la part de ce danseur flamboyant, tellement slave, qui s’exprime avec passion sur l’art et la technique, la seconde ne permettant pas forcément d’atteindre le premier. C’est un de mes grands regrets de spectatrice que de ne l’avoir jamais vu sur scène…

 

La seconde rencontre, c’est avec Baryshnikov avec qui Dominique danse Giselle lorsqu’il vient à Paris. L’entente artistique est telle que Baryshnikov lui propose ensuite une tournée aux États-Unis. Khalfouni demande donc la permission d’aller y danser l’été, permission qui lui est refusée. Elle donne sa démission quasiment aussitôt.  Deux choix s’offrent à elle : partir aux États-Unis ou rejoindre la troupe des Ballets de Marseille dirigée par Roland Petit.

 

Elle choisit cette deuxième option. Là, elle y aura une magnifique carrière marquée par des rôles comme celui de Pavlova, ou Albertine, dans Proust.

Elle y construit sa vie, y habite une maison en face de chez ses parents, ce lui permet de créer une vie de famille harmonieuse ; Mathieu et Marine ses enfants grandissent là, et dit-elle, «  six mois de l’année lorsqu’ils rentraient de l’école, ils sautaient directement dans la piscine ». Quand elle part en tournée, elle part confiante, car ses enfants ont juste à passer d’une maison à une autre.  Elle dit  encore «  je voulais être maman autant que danseuse ; d’ailleurs quand je rentrais à la maison, j’étais une maman, c’est tout »  On sent que ce sont des années de bonheur pour Dominique. C’est émouvant de la voir sur les lieux d’autrefois, revoir sa maison, l’école de ses enfants, parler à un petit chat qui semble protéger son ancienne demeure et s’émerveiller sur deux grosses jarre de terre cuite sur lesquelles figurent des dragons qu’elle a laissées en partant et qui trônent dans la cour.

 

Elle a vécu là quelques unes de ses plus heureuses années, même si, dit-elle, l’arrivée dans ce petit théâtre de Province est un choc, après avoir connu l’opéra de Paris, où   «  j’avais du mal à trouver ma place ».

Elle montre tout de même le regret d’être partie avant que Noureev ne soit nommé directeur de la danse en 1983. «  Le répertoire de l’opéra n’était pas aussi riche avant son arrivée, dit-elle, mais si j’avais su qu’il allait venir et apporter avec lui tant d’oeuvres, je serais peut-être restée. J’avais un peu travaillé avec lui et nous nous étions bien entendus »

 

 

A Paris, elle y retourne quand ses enfants décident à leur tour de devenir danseurs. Mathieu Ganio intègre le corps de ballet de l’opéra de Paris, et passe directement de sujet… à danseur étoile, comme sa maman. Il est nommé sur le rôle de Basilio, dans Don quichotte. Il est très jeune. Et comme Dominique, il est invité à danser le ballet Gisèle en Russie aux côtés de Olesia Novikova. Les quelques extraits filmés des coulisses dans le dvd sont empreints de poésie. On aimerait en voir plus ! Lui aussi y sera marqué par la façon de danser. Comme sa mère, il a une ligne magnifique, un placement superbe et ce lyrisme si rare chez les garçons étoiles de l’opéra de Paris actuellement.  Sa danse est pure.  

On le voit aussi répéter les très difficiles et techniques chorégraphies de Genus de Mcgrégor. Il s’y montre parfaitement à son aise –  notamment dans un pas de deux avec Letestu, vertigineux ! Mais, dit-il, « j’aime énormément incarner des personnages qui ont des émotions à exprimer. Je veux pouvoir toucher le public »

C’était le cas avec sa bouleversante interprétation de Onéguine cet hiver. L’un de mes plus beaux moments de danse de ces dernières années…

 

Quelques images du film, nous montre la maman expliquant à son fils un placement pour préciser une figure technique… puis elle confie qu’elle aimerait bien passer du temps en studio pour travailler avec lui, mais que celui-ci est déjà très entouré à l’opéra et qu’elle, elle ne veut pas s’imposer.

Dans un autre extrait, c’est sa fille Marine  qui danse dans tout l’éclat de sa jeunesse Delibes suite sur une chorégraphie de José Martinez.

 

On sent que la danse reste la passion de cette artiste toujours magnifique. Dominique dit encore que l’un de ses plus grands bonheurs est maintenant de voir ses enfants danser. Un spectacle la nourrit pendant des jours…

Elle regrette de ne pas pouvoir transmettre elle aussi les rôles d’autrefois. Elle dit aussi que c’est lorsque le corps commence à perdre de sa vigueur que la maturité artistique arrive… c’est le regret de tant d’artistes… être danseur de ballet est l’équivalent d’être un sportif de haut niveau… et c’est vrai que la compréhension de l’artistique ne vient qu’une fois qu’on a soi même vécu en partie une vie humaine… mais alors, le corps lui s’en va

 

Petite aparté de Philippe Candeloro qui disait «  un jour, vous arrivez à la patinoire, et le triple salchow que vous passiez la veille ne passe pas très bien ce jour là ; vous vous dites : je ne suis pas très en forme. Mais le lendemain, c’est pareil. Et quelques jours après, vous comprenez que vous ne le passerez plus jamais… c’est comme ça ; le corps un jour, vous lâche… »

 

 

Khalfouni envie les musiciens qui peuvent continuer à jouer de leur instrument bien au-delà de 42 ans, date fatidique de mise en retraite des danseuses.

 

 

L’intervention de Pierre Lacotte confirme qu’il est regrettable que Khalfouni ne soit pas invitée de temps à autre à transmettre des rôles comme Giselle ou le double rôle d’Odette/Odile aux nouvelles danseuses de l’opéra.

 

Ce DVD est donc plus qu’un documentaire ; c’est un double portrait, très beau, très simple de deux êtres absolument attachants, talentueux et poétiques.

Ce qui touche, c’est que l’un comme l’autre non pas l’air de se rendre compte à quel point ce sont des artistes magnifiques, ils sont tellement humbles !

 

L’expression «  c’était comme un rêve » revient souvent dans les mots de Khalfouni.

 

Je regrette d’ailleurs aujourd’hui de ne plus avoir les photos d’elle qu’adolescente je découpais dans la presse ; je l’avais vue lors de gala télévisuel, et je l’adorais ; elle était en outre d’une beauté à couper le souffle ! Ce n’était ni une Pontois, ni une Motte, mais ses bras magnifiques, son lyrisme, sa poésie étaient vraiment uniques !

Dans le numéro 3 de Danser il y avait un poster d’elle exécutant un grand jeté, ses longs cheveux noirs flottant au vent. Cela remonte à il y a trente-deux ans, mais j’ai gardé aussi  longtemps que j’ai pu ce poster qui a fini par s’abimer… Je n’ai plus ces photos, et c’est dommage, car je les aurais scannées pour illustrer l’article…

 

On parlait beaucoup d’elle quand j’étais au lycée ; «  c’est la meilleure ! » déclarait une amie. Aussi, fûmes nous très tristes d’apprendre son départ de l’opéra de Paris. Quand j’ai su que c’était pour rejoindre la troupe des ballets de Roland Petit, je me suis dit «  quel gâchis »

Ma réaction est sans doute exagérée, car comme je l’ai écrit dans un autre article, les œuvres de Roland Petit vont du sublime au pire que tout, mais en tout cas,  elle a eu de très beaux rôles…

Mais j’imagine aussi le bonheur que j’aurais eu à la voir danser à la grande époque Noureev…

 

Merci infiniment à Marlène Ionesco pour ce film, superbe, émouvant, sur ces deux artistes, illustré de nombreuses photos, ou extraits de ballets tirés d’archives rares.

Un document magnifique et profondément humain.

 

 


Vous pouvez trouver ce DVD dans les boutiques de l'opéra de Paris ou bien le commander directement auprès de Delange production

 

 


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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 19:49

 

141826-b-la-danse-le-ballet-de-l-opera-de-paris.jpg« La danse  le ballet de l’opéra de Paris » est un drôle de documentaire. Son nom déjà est un attrape-nigaud! Tout comme l'image du DVD ( extraite de Casse-Noisette) qui n'est absolument pas représentative de ce film.

C’est une « ballade » dans l’opéra de Paris, des sous-sols aux toits, mais sans paroles

Il n’y a pas d’explication, pas d’interview, comme dans le très beau « tout près des étoiles » de Niels Tavernier

Là, non…

Le réalisateur se promène, et filme, semble-t-il au petit bonheur la chance, tout ce qui tombe sous sa caméra : un bout de répétition, une teinturière en train de préparer sa mixture maison, l’apiculteur qui soigne ses ruches, B Lefevbre en pleine réunion (et en plein show dirait-on !) un inconnu qui va à la cantine, les pompiers qui nourrissent les poissons du lac souterrain, un balayeur qui nettoie les loges désertes, un syndicaliste qui présente la nouvelle retraite… et ainsi de suite.

 

Au début, on est tout heureux ; on a l’impression d’être une petite souris qui se promène en douce dans ce temple de la danse… on  réalise le rêve de toujours : savoir ce qui se passe à l’opéra, partout ! On espionne, on se glisse ici et là, des ateliers aux studios de répétitions, des endroits secrets aux toits…

 

Et puis très vite, on se lasse… Les plans se superposent aux plans, sans lien, sans commentaire. Tout devient gris, froid, identique, impersonnel… fade, en un mot…

 

J’ai beau, cette année là, avoir vu presque toute la saison et être donc capable d’identifier quasiment tout le monde – danseurs, répétiteurs, chorégraphes, administration –  l’exercice devient vite lassant, et, c’est triste à dire, inhumain…

 

Ce documentaire ne documente pas : il  frustre… il rend terne un lieu magique, un lieu mythique

 

Passer des répétitions de Mats Ek à Wayne Mc Grégor aux soirées Arop  (Brigitte Lefevbre se trompe  d'ailleurs de nom!)  puis de Petipa  au nettoyage des loges, et enfin de Noureev à la cantine, le tout sans un seul mot, sans aucune envie de créer des liens, crée un ennui mortel...

 

Au fond, c’est sans doute cela qu’a voulu faire Wiesemann ; briser la magie, montrer le fonctionnement quasi routinier de cette grande maison, démystifier le temple de la danse

 

Il y réussit fort bien !

 

Alors ?

 

J’ai quand même acheté ce DVD. J’avais vu le film à sa sortie au cinéma et au bout de deux heures, j'avais failli quitter la salle…   quelques moments de danse cependant - du reste, fort rares - m'avaient "réveillée" tandis que je somnolais à demi dans mon confortable fauteuil de cinéma… Ces petits moments durent à eux tous peut être 20 minutes ( soit le 9ème du documentaire !)   mais ces perles disséminées ça et là, je voulais les revoir, les retrouver, m’en nourrir encore une fois…

D'abord, il y a Nicolas Leriche en répétition ; d'ailleurs, Nicolas est-il jamais en répétition? dès qu'il danse, tout se sublime...  on est immédiatement face à l'art…. cet artiste n'apparait qu'une misérable minute, mais alors! O temps suspend ton souffle!!!!  cela rend d'autant plus insipide la suite... car tous à l'opéra n'ont pas l'immense talent d'un Leriche. Cette petite minute est une véritable petite pétite d'or...

 

 

Ensuite, il y a Manuel Legris qui "braille"dans la maison de Bernarda… un petit souvenir d’un grand moment à l’opéra. Legris est fabuleux dans le rôle de cette mère, qui fait régner la terreur dans sa demeure en pleine Espagne dictotoriale. Lorca qui a écrit ce texte sera d'ailleurs éliminé par le régime  très peu de temps après. Revoir Legris,  là, comme ça, juste quelques instants, entouré de Pujol, Osta, Gillot... c’est un petit délice.

Comme l’est ce  pas de  deux de Casse-Noisette répété sur scène Leriche et Pujol…quelle fraîcheur!

Un peu plus loin, la magique Delphine Moussin assassine ses propres enfants dans le terrible Médée de Prejlocaj…

 

Ces quelques moments furtifs,   ces instants de danse  valent l’achat du DVD… ce n’est pas si souvent qu’une émotion, sans fard, est captée sur le vif et livrée telle quelle au spectateur.

 

Mais pour les non amateurs, ce film est à fuir. Aucun sous titre ne permet d’identifier ni les ballets, ni les danseurs, ni rien ni personne… il n’y a pas de chapitrage. Il n’y a aucune interview, je le répète, aucun commentaire… une image toute nue…

 

Voici un petit aide mémoire que je complèterai lorsque je l’aurai revu une seconde fois car dans le DVD il n’y a aucun chapitre, aucun moyen de se repérer :

 

 


cette année-là était :

Paquita-Lacotte, 

Casse-Noisette- Noureev,

Médée- Prejlocaj,

La maison de Bernarda- Mats Ek,

Genus- Wayne Mcgregor,

Roméo et Juliette-Sasha Waltz

Orphée et Eurydice – Pina Bausch

 

Les maîtres de ballet :

Hilaire fait répéter Cozette le rôle de Médée de Prejlocaj ; sur scène c’est Moussin qui le danse

Lacotte et Thesmard font travailler Letestu et échangent des points de vue contraire d’un ton très fairplay !

Clotilde Vayer fait répéter le corps de ballet dans Casse Noisette

Patrice Bart et Hilaire font répéter Paquita sur scène ( on voit entre autre Heymann, Froustey qui «  risque de manquer de place », Renavand

 

Les chorégraphes Mats Ek, Mcgrégor sont présents pour les répétitions

Pour Pina Bausch, c’est une assistante…

 

Les  larges extraits de Genus   sont répétés avec Pech et Gillot sous l’œil vigilant du chorégraphe Mcgrégor

   

 

 La danseuse qui « a trop à danser sur Paquita » est l’adorable Laure Muret

On voit aussi Aurélie Dupont et H Moreau dans Roméo et Juliette…

 

Plus de détails prochainement

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 08:06

serpentine-belly-dance-with-rachel-brice-2-dvd-set.jpg  Est arrivé!

Comme je reste archi-hyper fan de Rachel, je l'ai aussitôt commandé aux USA  et je l'ai reçu hier

Je l'ai parcouru rapidement pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur

En fait, je l'ai acheté, non pas pour pratiquer, car je ne pratique plus du tout la danse orientale depuis quelques années mais parce que j'adore Rachel et son univers

La demoiselle nous offre deux DVD!!!

 

Dans le premier, que j'ai juste " zappé", il y a du "yoga" ; enfin, disons plutôt des asanas ( postures ) de yoga, qu'elle fait pratiquer en dynamique

de bons exercices, qui sur le plan du corps feront énormément du bien à ceux qui les pratiqueront régulièrement. Il n'en reste pas moins qu'à    à mes yeux ça n'est pas du yoga, puisque tout ce qui fait sa spécificité ne peut être expliqué dans un dvd aussi bien fait soit il!

 

Ensuite, elle propose tous un tas de petits exercices tout à fait semblables à ceux que l'on fait en stage avec elles

des combinaisons où sont associés isolations et déplacements;

voilà, le premier DVD dure plus d'une heure et est extrêmement varié!

 

Dans le deuxième, il y a deux chorégraphies : dansées, expliquées ensuite " pas à pas"

 

mais ce n'est pas tout : elle a rajouté tous un tas de petits chapitres où elle parle, explique, commente... 

 

la respiration " ujjayin" l'une de celle que l'on utilise en yoga ( contraction de la gorge pour que l'air passe différemment, cela dans le but d'éveiller les centres uddana qui sont dans le cakra de la gorge)

 

le travail des bras,  et tous un tas d'autres conseils

 

en tout, plus de deux heures de cours et conseils avec un Rachel qui a l'air un brin fatiguée, mais qui, je pense, a enfin pu réaliser le dvd de ses rêves : comme en stage, elle dispense généreusement conseils, exercices, transmet " ce en quoi elle croit"

 

bref ; un dvd tout à son image, généreux, joli à regarder  ( j'étais toute contente sur mon tapis, de la regarder faire sans rien faire moi même!!!) qui sera sans doute très utile pour celles qui veulent raffiner leur technique de danse " orientale"

 

pour les autres, comme moi, juste fan, le plaisir de l'avoir un peu dans son salon...  tiens, la prochaine fois que je mettrai le dvd, nous prendrons le thé! ou un bon verre de vin rouge, qu'elle affectionne tout particulière!

 

Vive  la belle Rachel Brice, que je mets définitivement aux côtés des danseuses les plus charismatiques de ce siècle!

 


quand j'aurais visionné le dvd en entier, je mettrai le chapitrage dans un autre article avec quelques commentaires!

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23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 13:08

  Cette photo est extraite du DVD Giselle avec Bessmertovna,  Lavroski et Kozlova... production du Bolchoi, en studio, en 1975

Je ne pourrais expliquer ce que ce film représente pour moi, mais tous ceux qui ont vu adolescent une oeuvre cinématographie, -quelle soit chorégraphique ou non- qui les a marqué au plus profond de leur être au point de les accompagner toute leur vie me comprendront, je le sais!

En 1976, l'année qui a suivi ma première Giselle sur scène avec Noella Pontois, j'ai eu la chance de voir ce film à la télé, en noir et blanc, bien sûr : ce fut un choc esthétique très profond, tant sur le plan de la danse, ou j'ai réalisé toute la différence entre l'esthétique russe et celle de l'opéra de Paris, que sur le plan visuel : je suis tombée amoureuse du décor au clair de lune : ces grands aulnes,ou saules aux mille petites feuilles argentées qui tendent les branches au dessus des tombes et qui servent d'écrin à l'envol des willis se sont plantés dans ma mémoire à un point tel que c'est devenu une obsession!

  

Je n'ai eu de cesse depuis que de le revoir!!! mais trente ans avaient passé, quelle chance pouvais-je avoir? Comment retrouver ce ballet filmé, ou non,je  ne le savais pas?

c'est mal connaitre les forum de danse où les passionnés échangent avec tant d'ardeur,  que de croire qu'ils ne peuvent apporter de réponse à cette question : j'ai   ouvert un topic  où j'ai décrit l'oeuvre, les grands arbres, et l'année... et tout de suite un passionné de danse m'a dit : c'est sûrement la version du Bolchoi qui vous a marquée ainsi et sa plus belle interprète : Bessmertovna!

J'ai donc pris les références données et acquis le DVD...

 Et bien, l'émotion est intacte, et j'ai tout retrouvé...   trente ans après, et des dizaines de Giselle vues sur scène, je réalise que cette version est à mes yeux la plus belle que j'aie jamais vue : Giselle y est stupéfiante de légèreté, Myrtha fantastique, les willis impeccables, et Albrecht a aussi beaucoup d'émotion et une très belle danse au coté de Giselle...

Comme Proust, c'est tout un pan de   mon passé qui jaillit et  qui abolit la distance entre celle que je suis aujourd'hui, celle que j'étais alors, pour qui déjà la danse était le plus abouti des langages... un langage de l'émotion, du coeur, qui passe par un art collectif : rien ne peut surpasser l'envol des willis au clair de lune!!!

  

 

Malgré l'image un peu passée, malgré les productions magnifiques de l'opéra de Paris ou de la Scala, cette version que je me repasse en boucle m'émerveille, vous savez, avec ce pouvoir fabuleux des choses que l'on voit enfant; en principe, adulte, cet émerveillement ne revient plus jamais avec cette force de la première fois, ou alors en de très rares occasions : et bien là, c'est intact!

Que J. D. soit infiniment remercié ici pour m'avoir permis de retrouver la Giselle de mon adolescence et toute l'émotion profonde qui est attachée à cette oeuvre!!!

 

 

 

 

 

En outre, ce qui fait la beauté de ce film, est l'intelligence de la mise en scène : sobriété, mais respect pour le monde fantastique proche d'un G Friedrich, respect de la danse, pas de plan coupé ou mal monté, pas de gros plan en plein milieu d'une variation, la danse est lisible et clair...

 


 

Giselle, Bessmertovna, Lavrovski, Kozlova, version studio de 1975, Bolchoi

attention, il existe une version live de 1990,toujours avec Bessmertovna, mais filmée sur scène...!

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 08:12

Aujourd'hui, une mini mini sélection de quelques ballets classiques dans mes versions dvd préférées!!!

Si vous êtes curieux, vous verrez qu'aujourd'hui, on peut trouver énormément de ballets sur des sites de vente par correspondance!

Lesquels choisir?

suivez le guide!!!


Giselle

Au moins quatre versions pour Giselle !

 D'abord celle enregistrée à la Scala avec Massimu Murru pour l'ensemble du dvd, captation live, assez homogène.

L'acte blanc visuellement est très réussi, et Alessandra Ferri est une Giselle fantastique autant au premier acte qu'au second; petit bémol pour M Murru... mais l'ensemble est tout de même très émouvant

 La version avec Bessmertovna du ballet du Bolchoi filmée en 1990 immortalise l'une des plus belles Giselle qui soient!!! exceptionnel de ce point de vue, et même que pour Myrtha... Hélas, Albrecht n'est pas à la hauteur! Ici Bessmertovna est au sommet de son art, malgré ses plus de quarante ans...

Toujours le Bolchoi, toujours Bessemertovna mais dans une captation studio de 1975, soit quinze ans plus... c'est un film qui vaut pour sa poésie, pour la qualité de la danse, pour le style russe unique qui se dégage de l'ensemble

 et puis la version Fracci/Noureev... qui vaut pour les deux interprètes, fantastiques....

IL y aurait d'autres versions... bientôt celle de l'ONP, mais avant le dvd, le ballet sera diffusé sur France 3 le 1er janvier à 20h30!!!


Le Lac des Cygnes

Là aussi, il y aurait plusieurs versions, mais je retiens celle de Noureev/ Fonteyn. Evitez absolument la version Pietragalla/ Dupont, qui ne sont pas du tout dans le style, si vous aimez le lyrisme et les versions studio, voyez du côté de E Hart/ Schaffus, dans une chorégraphie signée Makarova,  et si vous aimez le sur-lyrisme et la laxité absolue, choisissez alors la version Zakharova

Devrait sortir bientot la version Letestu/ Martinez de l'opéra de Paris


Roméo et Juliette

 

Deux sublimes versions à tout point de vue : celle de l'opéra de Paris avec Loudière, Jude, epoustouflant en Tybalt, K Averty en Rosalinde, et M Legris en Roméo; visuellement les décors et costumes sont sublimes

Ou bien la version Corella/ Ferri, brûlante d'amour et de passion! enregistré à la Scala de Milan



Ajoutons encore quelques merveilles !!!

Cendrillon, qui n'existe malheureusement qu'en video avec la sublime Guillem, le magnfique C Jude... et Noureev ( dans un petit rôle!)

J'ai usé la vidéo à force de la regarder!


Et puis vous pouvez acheter les yeux fermés toutes les productions signées opéra de Paris; un seul hic, on y retrouve presque toujours le couple Legris/ Dupond, un peu de variété eût été bienvenue mais bon, marketing oblige...

achetez les yeux fermés Don quichotte, La belle au bois dormant... par exemple!

Mention spéciale dans cette série à la Sylphide ou James est interprété par M Ganio, toute jeune étoile de l'Opéra... mais de grand talent!

   

Voilà!!!

demain la fin des sélections : " mais encore!...."

Joyeux Noël!!! Et vive la danse!!!!

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 09:33

Noël approchant, ( et rapidement maintenant!) voici une petite sélection de DVD pour tous ceux qui n'auront pas la chance de voir un spectacle en live, et pour les autres aussi!

Ces ballets et ces distributions font partie de mes préférées

 


 

Aujourd'hui, les chorégraphes contemporains : R Petit, Neumeier, Mats Ek, Grigorovicth

 


 

Tout d'abord Clavigo, de Roland Petit, captation live à l'opéra en 1999, avec Leriche, Osta, Bridard, MA Gillot, Y Bridard...

Que du beau monde réuni ici pour un ballet chorégraphié pour N Leriche, absolument exceptionnel

A noter la très belle partition de G Yared ( musique de film de l'Amant, par exemple)

Ce ballet renouvelle le style et l'esprit du ballet classique, mais sans tomber dans la poussière! Bien au contraire!!!


 

 

Ivan le terrible, avec N Leriche, K Paquette, Eléonora Abbagnato

chorégraphie de Grigorovith, diverses musiques signées Prokovieff

Enregistrement live à l'opéra de Paris en 2003

Ballet fantastique pour son atmosphère, ses décors et costumes, et pour la magistral interprétation de Leriche au sommet de son art chorégraphique...

oeuvre d'une grande puissance, d'une grande force, où un souffle slave souffle de bout en bout...

 


 

Magnifique Sylvia du très poétique Neumeier!

toujours capté en live à l'opéra de Paris, avec A Dupont, Leriche, Martinez, MA Gillot, Legris...

Bouleversante histoire de Sylvia, l'amazone de la forêt...

la chorégraphie épurée mais travaillée, la beauté des pas de deux, la richesse d'interprétation des personnages, l'humour, et la musique, tout en fait un ballet d'aujourd'hui plein de poésie, d'émotion et de sensibilité, avec une vraie et profonde scénographie... un chef d'oeuvre d'aujourd'hui...

 


 

 

Et pour finir, l'étonnant mais décapant appartement de Mats Ek!

humour, situations désopilantes, virtuosité, excellence des danseurs, excentricité des situations, ce ballet est attachant pour de multiples raisons!

Avec Lercihe, Belarbi, MA Gillot, J Martinez, C Osta, C Talon... une pléiade de danseurs d'exception qui donnent ici encore le meilleur d'eux mêmes

 


 

Demain, petite sélection des chefs d'oeuvre classiques!!!
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30 juillet 2006 7 30 /07 /juillet /2006 08:37

 Voici le plus beau film qu'il m'ait été donné de voir sur le métier de danseur à l'opéra de Paris. Il est dû à Nils Tavernier ( le fils du père!) qui a eu l'exceptionnelle autorisation de suivre le ballet de l'opéra de paris dans sa tournée au Japon et dans son travail quotidien de cours, de répétition, de filage, de préparation. Réaliser en 2001, on voit les répétitions de Doux mensonges de Kyllian, du lac des cygnes, version Noureev, de la Sylphide, remontée par Pierre Lacotte, et de la 9ème symphonie par Béjart, qui cette année là était donnée à Bercy devant des milliers de gens.

Là où le film est fabuleux, c'est qu'il montre de tout près un travail quotidien passionné, réalisé par des athlètes qui sont artistes. Car le métier de danseur classique demande une énergie, une puissance, un sens de la perfection hors norme.

G Thesmard, coach et répétitrice, explique bien que l'école de danse de l'opéra de Paris où sont formés 90 pour cent des danseurs du ballet  "est une machine à broyer les faibles"...

sans commentaire, n'est ce pas?

Nils Tavernier offre plein de magnifiques portraits de danse, et donne la parole aux danseurs qui, d'habitude plutôt discrets, se confient volontiers à lui, car il a su gagner leur confiance... Romoli, Hilaire, Legris, Dupont, Lestetu, Osta, Laure Muret, Platel, A Lamoureux, N Pontois, M kudo et tant d'autres...  confient leurs joies, leurs peines, leurs souffrances physiques et morales, leurs amitiés, mais surtout, leur passion de danser.

Ainis, M A Gillot qui était encore premiere danseuse et qui depuis est devenue étoile dit :" Danser et aimer, je ne peux pas les mettre sur le même plan, parce que danser... ( elle cherche les mots) c'est encore plus fort qu'aimer....!"


 

 

le film est réalisé avec une grande sensibilité. De petits portraits de danseuses du corps de ballet montrent par instant la difficulté de " tenir" la scène. On les voit complètement essoufflées dans les coulisses, on voit les pieds abimes et pansés, la limite physique atteinte de garçons sortant de scène et mettant plusieurs minutes à récuperer leur souffle...

J'avais vu ce film magnifique en salle en 2001, plusieurs fois, en découvrant l'envers du décor, car la caméra se glisse discrètement dans les coulisses, entre les rangées de cygnes répétant, dans les loges, dans les ateliers de couture, de costumes...

 Et puis, on comprend mieux ce qui fait la richesse de l'opéra de Paris : non seulement ses danseurs exceptionnels, mais surtout l'ouverture à de très nombreux chorégraphes contemporains qui travaillent et créent pour l'opéra de Paris sur invitation. Ainsi la vocation du ballet de l'opéra de Paris est double : d'une part, conserver intact le répertoire ( les grands ballets, dont la transmission est purement orale, et se fait via les maitres de ballet, qui ont été danseurs et à leur tour transmettent, sont la mémoire de la danse, et d'autres parts,  participer à la création en danse.

Le film parle aussi de pleins de choses de la vie de tous les jours : comment être parent et concilier un métier aussi prenant, l'amitié au sein du ballet, avec des êtres qu'on connait depuis l'école de danse, le monde clos que cela représente, la rivalité, qui existe depuis l'école et dure, d'une certaine manière tout la carrière... mais avec tact, délicatesse, et surtout un profond respect des êtres humains que sont avant tout les danseurs.

Moment émouvant, on voit aussi le départ à la retraite de E Platel, (à 42 ans, pour les danseuses, qui entrent en général dans le corps de ballet vers 16 ans)...

 


 

 

Cette photo montre la sortie de scène des quatre grands cygnes, complètement essouflés, et la mise au point des quatre petits cygnes qui dansent bras croisés et qui essaient de trouver la meilleure position des bras et du corps pour ne pas se gener mutuellement tout en conservant un ensemble parfait...

Les coulisses sont un monde étrange qui grouillent de vie, de danseurs qui s'échauffent, se concentrent, récupèrent leur force, se font recoudre en quatrième vitesse un chausson qui lâche ou un tutu qui se dégraffe...

 j'ai acquis ce film en dvd, et c'est toujours un plaisir de voir les danseurs au travail. A chaque fois, je suis confondue d'admiration pour ces danseurs qui visent à la fois la perfection technique et artistique, et restent modestes la plupart du temps, car chaque matin, à la barre, ils refont le même travail que la veille et prennent conscience de tout ce qu'ils ont encore à acquérir pour maintenir ou ou accéder à la perfection.

Car comme le dit W Romoli, " lorsque le sens artistique commence vraiment à mûrir, le corps, lui, commence tout doucement à perdre sa force, sa puissance..."

Bref, tout près des étoiles... le titre est bien trouvé, car c'est vraiment un voyage au milieu d'elles que nous offre Nils Tavernier....

Merci à lui!


 DVD facilement disponible

A lire aussi : le ballet de l'opéra de Paris

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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 08:40

 

Fritz Lang, de retour en Allemagne après un exil qui a duré vingt ans , réalise en 1959 deux films qui s'appellent " Le Tigre du Bengale" suivi du " Tombeau Hindou". Il a longtemps rêvé de  ces films, et leur concrétisation est pour lui un immense bonheur.  
 
J'ignore exactement à quoi est dû leur succès  ( films d'aventure populaire dans une Inde imaginée et pas du tout réaliste, où la richesse, la cruauté, l'exotisme, le mystère, l'aventure cohabitent,) mais ce que je sais, c'est qu'enfant, je les avais vus à la télé un dimanche, et que j'avais été complètement captivée par l'interprète principale, la sublissime Debra Paget qui  danse dans les deux films. Et pour cause : elle incarne une danseuse - prêtresse attachée à une déesse dans un temple. Bien sûr, un puissant Maharaja tombe amoureux d'elle en la voyant danser ( on le comprend), mais son coeur va vers un bel étranger, un architecte, qui doit réaliser des bâtiments nouveaux dans la ville d'Eschnapur...
 
 
Son apparition magique dans le premier film est stupéfiante : nous sommes dans l'enceinte d'un temple mystérieux et gris, sous une voûte immense; une statue gigantesque veille sur le temple. Les prêtres sont en ordre à droite de la statue, le Maharadja et ses invités de l'autre côté. Et lorsque Seetha apparait en haut de l'escalier, annoncée par un coup de gong qui résonne longtemps dans tous les souterrains qui étirent leur galerie tout autour du temple, toutes les respirations se suspendent.
Bien sûr, ni la musique, ni la danse n'ont rien d'indiens, puisque l'on est dans un immense conte de fée et pas du tout dans une vision réaliste de l'Inde...
N'empêche que le voyage est grisant...
 
 
 

 

Dans le second film, le tombeau Hindou, Seetha qui s'est enfuie avec l'architecte, est rattrapée dans le désert par le maharadja; comme elle a trahi la déesse, le prêtre la condamne à exécuter une danse avec un cobra. Et c'est très déshabillée que Seetha danse avec le serpent. Malgré tout, il n'y a rien de vulgaire ni d'excessivement suggestif dans sa danse, et je crois que cela tient à la danseuse elle même qui arrive parfaitement à mettre de la distance entre ses gestes, ses attitudes, ses poses et ce qu'elle veut exprimer.

 

 

Car après tout, Seetha danse pour une déesse, et pas pour l'assemblée des hommes qui l'entourent... je n'ai pas encore réussi à savoir qui avait réalisé ses chorégraphies, mais elles sont faites avec intelligence et bon goût, et sur le plan du style lui même réalise une synthèse entre le classique, l'oriental ( ondulations, accents de hanche en twist) et un petit quelque chose de " contemporain" dans les relâchés du corps. La musique est toute simple : quelques percussions métalliques pour créer le mystère, un hautbois mélancolique qui joue une mélodie très entortillée pour l'exotisme.

 

 


 

Voilà comment un grand metteur en scène, en utilisant la danse d'une façon artistique dans son film, a mis en éveil l'imagination d'une petite fille et a contribué à lui donner envie de créer le style.... indo-oriental!!!

Merci à ces artistes de mettre en germination dans nos esprits d'enfants tant de belles pousses qui croissent en nous toute notre vie...

 


 

les deux dvd " le tombeau hindou" et " le tigre du bengale" ont été réédité en DVD sous le label wildside films
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